Cette semaine, en revenant de la bibliothèque, avec une vingtaine de livres, je me faisais la réflexion que plus on peut en avoir, plus on en veut.

Nous adhérons depuis peu à un réseau de médiathèques où on peut emprunter des livres de façon illimitée. 
Et à CHAQUE FOIS, je ressors de là les bras chargés.  Je prends clairement TROP de livres, à chaque fois. 

En plus, on passe une heure à choisir ce qu’on prends, une heure à scanner ceux qu’on ramène et ceux qu’on emprunte. Et ensuite je me retrouve surchargée, avec deux gros sacs de livres et un bébé (de plus de 7 kilos!) en écharpe. En général, on part de la médiathèque en vitesse parce que j’ai trop chaud, trop faim….

Ce n’est clairement pas une expérience confortable. Pourtant, à chaque fois je recommence. Mais pourquoi?

A la base, j’ai envie d’aller à la médiathèque pour passer un bon moment avec ma fille, un moment complice, où je vais lui lire des histoires (ce qu’elle adore par dessus tout). Pourtant, les fois où c’est arrivé se comptent sur les doigts de la main….  Parce qu’une fois que j’ai scanné et choisi les livres, et que je sais que je dois rescanner tous les autres, j’ai juste envie de rentrer. Parce que mes besoins ne sont pas remplis: j’ai trop chaud, c’est trop lourd…et je commence à m’énerver. Donc, d’un moment agréable, ça se transforme presque en un supplice.

Mais pourquoi?

J’imagine que ça vous arrive aussi, de partir avec de bonnes intentions, et de vous retrouvez, une fois encore, comme prisonnière d’habitudes qui ne vous permettent pas de faire ce que vous souhaitiez à la base….

Pour ma part, j’ai identifié plusieurs raisons à ça:

  • le fait d’avoir accès à des livres de manières illimitée, fait que je ne peux pas m’empêcher d’en prendre encore et encore (ce qui transforme la petite virée à la médiathèque en une épreuve sportive intense)
  • le fait que j’aille à la médiathèque de manière irrégulière fait que j’en emprunte beaucoup de peur d’en manquer
  • je ne suis pas connectée à mon désir profond (passer du temps agréable avec ma fille) et je me laisse happer par des comportements automatiques

Les 6 étapes pour sortir du cycle restriction-compulsion et faire ​la paix avec votre corps!

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J’ai découvert un profond parallèle avec notre manière de nous nourrir ici.

On a tendance à penser que nous sommes victimes de l’environnement, victimes d’une nourriture industrielle trop grasse, trop sucrée, trop pleine d’additifs…. comme si nous ne pouvions pas résister.

“Je n’arrive pas à m’arrêter de manger du chocolat. Quand j’en mange, c’est directement 2 tablettes.”
“ Il y a de la drogue dans ces trucs là. Je n’arrive pas à m’arrêter avant d’avoir fini le paquet!”.

Et cela est en partie vrai si nous sommes en état de manque, de restriction.

Et aussi lorsque nous agissons en mode pilote automatique. 


Lorsque je choisis de ne pas aller à la médiathèque de manière régulière, je me mets dans une situation de manque. 

Pareil, quand vous ne vous autorisez pas à manger de manière régulière certains aliments = quand vous y avez accès, vous mangez TOUT, sans pouvoir vous contrôler, de peur d’en manquer plus tard, car vous savez que vous n’y aurez pas accès tout de suite. Vous faites des réserves en quelque sorte.

Et si en plus vous ne prêtez pas attention à ce que vous vivez, à vos sensations corporelles, à ce que vous désirez vraiment, vous êtes sur pilote automatique, et vous vous arrêtez de manger lorsque vous êtes arrêtés par une barrière physique: mal de ventre/plus rien à manger. 

Lorsque vous ne prêtez pas attention à vous, vous êtes dépendant de l’environnement. Alors oui, vous êtes vulnérables et vous vous positionnez en victime…

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L’alimentation intuitive, ce n’est pas manger TOUT ce qu’on veut tout le temps. Même si ça ressemble à ça au début, parce que la première “phase” du processus est justement de s’autoriser à manger TOUT ce qu’on veut. 

Mais ça a du sens à ce moment là parce qu’il s’agit de sortir de la restriction, et pour ça, il n’y a pas d’autre solution que d’apprendre à s’autoriser à manger en arrêtant de donner une valeur morale (bon/mauvais) aux aliments. Il s’agit de sortir de toutes nos croyances alimentaires (sur ce qu’il faut faire ou pas), pour pouvoir se reconnecter à son corps.

Et c’est là la clé. Se reconnecter à son corps. 

Cette phase de “je mange ce que je veux quand je veux” ne dure pas. Parce que, rapidement on se rend compte que ce n’est pas ça qui est épanouissant.

*Que quand on mange TROP, régulièrement, on se sent mal.

*Que quand on ne mange que des aliments peu nutritifs, on n’a pas assez d’énergie.

Une fois qu’on est sorti de la restriction, on peut entrer dans une nouvelle phase: se respecter.

Faire ce qui nous fait du bien, à l’instant. Ne plus obéir à des principes rigides que ce soit “manger uniquement quand on a faim”, ou “ne pas manger tel aliment pour ne pas grossir”.

Se respecter, ça veut dire:

  • Prendre ce dessert parce qu’on en a tellement envie (même si on n’a plus faim)
  • Ne pas prendre ce dessert, (même si on en a tellement envie) parce qu’on n’a plus faim.

Pas de règles immuables. Pas de principes. 

La ligne directrice de nos actions devient ce qui va nous faire du bien.

Au lieu d’être sous la dépendance de l’extérieur, on se reconnecte à ce qui se passe en nous, en se demandant à chaque fois, “de quoi j’ai besoin à cet instant?”

Dans ce contexte, il est précieux d’avoir fait le point, au préalable, sur nos valeurs profondes pour y voir un peu plus clair en nous. 

  • Est-ce qu’en agissant de cette manière je nourrie quelque chose qui est important pour moi?

Tout ceci nous permet finalement de réellement choisir.

Dire OUI ou NON quand on en a besoin.

Exprimer ses limites. 

Faire des choix.

Quand on vit dans l’illimité (c’est à dire, en prenant tout sans faire de choix), on vit dans l’illusion. L’illimité est une illusion car ne pas faire de choix est un choix.

Quelles sont les conséquences de ce choix?


  • Quand je choisis de passer mon temps avec les livres, je ne le passe pas avec ma fille.
  • Quand je choisis de manger alors que je suis déjà pleine, je me sens peut-être mal après…

Quel est le prix à payer de souscrire à cette vision de l’illimité?

Sur quoi s’endette t’on?

Sur quoi prend t’on?


Notre temps…

Notre énergie….

Notre santé…

Notre bien-être….

Alors, je vous invite à prendre ce temps pour vous reconnecter à ce que vous voulez réellement. Quelles sont les choses qui comptent pour vous?

Et essayez de sortir le plus possible du mode pilote automatique pour vous permettre le choix.

Je fonce tête baissée ou je ralentis et je fais ce qui me nourrit réellement?

Pour ma part, j’ai décidé d’aller à la médiathèque plus régulièrement, de limiter le nombre de livres que l’on va emprunter, et de foncer directement lire des histoires à notre arrivée.

Et vous, dans quelle partie de votre vie vivez vous en illimité et qu’est-ce que ça vous coûte?

Prenez soin de vous,

Déborah.

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