1/ Alimentation émotionnelle en temps de crise : on fait le point

.Oui la situation est tendue actuellement. Peut-être que tu as peur pour toi et ta famille, peut-être que tu dois gérer un quotidien qui part en cacahuètes du fait des nombreux « aménagements » que tu subis depuis 2 semaines…

On ne vit pas une situation ordinaire. Et ce stress se rajoute au stress qui existait bien sûr avant, à la gestion des journées ordinaires du temps jadis où tu avais au moins un semblant de temps libre pour souffler.

Donc c’est dur! Je trouve que ça fait du bien de le rappeler. Même moi qui travaille de la maison avec mes 2 enfants en temps normal j’ai vu mes routines chamboulées….alors je n’imagine même pas pour les mamans qui travaillaient à l’extérieur ce que ça doit être de devoir s’adapter à tout ça…

Le niveau de stress monte. La peur aussi… Et le temps pour prendre soin de ça, de tes émotions, s’est réduit au seul temps où tu es à peu près tranquille…ta douche (et encore).

Si tu as l’habitude de gérer tes émotions avec la nourriture, tu as peut-être vu une recrudescence de tes envies de manger émotionnelles.

Peut-être que tu n’arrêtes pas de manger et que tu ne sais pas comment sortir de ce cercle vicieux, et tu stresses parce que la situation va encore durer un petit moment…

 

Pour commencer je t’invite à réaliser que c’est dur pour toi en ce moment, et que oui, tu compenses en mangeant, parce que tu as pris l’habitude de fonctionner comme ça, peut-être depuis ton enfance.  C’est un fait. Et si tu ne sais pas gérer tes émotions autrement pour l’instant, tu ne vas pas réussir à le faire dans les 2 minutes qui viennent (non il n’y a pas la méthode ultime dans cet article, désolée), ni en te ressassant que tu es nulle et que tu n’as aucune volonté…

D’ailleurs, on en parle de la culpabilité?

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Culpabilité et autres bla bla stériles

elle-là tu la connais bien. C’est simple, elle te colle à la peau. 

Le problème c’est qu’elle t’empêche de mettre en place un réel changement. 

Déjà, elle t’empêche de voir les choses telle qu’elles sont en te noyant sous des « j’aurai dû/… » « j’aurai pu…. » « la prochaine fois je vais… ».  Bref, tu es totalement dans l’illusion en te racontant des histoires dignes de la science fiction. Tout simplement.

Peut-être que dans une autre galaxie tu aurais agit différemment. N’empêche, ça ne t’aide pas à agir différemment là, maintenant, sur la planète Terre.

 

En plus, quand tu culpabilises tu entretiens des émotions désagréables (colère, frustration, ressentiment). Bref, un charabia émotionnel qui va te conduire directement à tes placards préférés. Gloups!

Il faut que tu comprennes que la culpabilité c’est un sentiment qui naît de pensées que tu te racontes sur ce qui est arrivé. Et bien sûr, ces histoires sont totalement déconnectées des faits observables et vérifiables.  Tu te racontes que ce que tu fais c’est mal, que tu vas grossir, que t’es une mauvaise personne., que tu peux faire autrement, que t’aurais dû agir différemment ….

Mais, je te le demande, est-ce que c’est prouvé tout ça? Non, ce sont des hypothèses, des conclusions hâtives, de la superstition….

Des illusions quoi. 

Des illusions qui te dépriment, qui alimentent une image négative de toi-même et qui t’embourbent bien profondément dans du bla bla stérile qui ne te fais pas avancer concrètement.  

 

 

Voilà ce que j’ai à te dire:

 

On mange tous plus ou moins de manière émotionnelle. Et vue la situation, c’est compréhensible que tu le fasses aussi. Même si c’est beaucoup.

Je t’invite à observer que pour l’instant, tu n’as pas les ressources, tu n’as pas les moyens de faire autrement.

Accordes-toi un moment de compassion: la situation est difficile et tu fais de ton mieux. Et ton mieux pour l’instant, c’est que tu as besoin de la nourriture. C’est comme ça.

Donc, lâches-toi la grappe et dis à ton Super ego (la petite voix dans ta tête) d’aller faire sa promenade quotidienne).

 

C’est une illusion de croire que tu vas pouvoir résister. ça ne fonctionne pas, et tu finis toujours par craquer. 

Et  je vais te dire exactement ce que tu peux faire concrètement aujourd’hui pour t’aider à sortir de cette situation.

3/ Focaliser ton attention là où tu as du pouvoir

La situation est telle qu’elle est et tu ne peux rien y faire. Mais tu as du pouvoir sur ta manière de la vivre. 

 1/ Tu peux culpabiliser et te noyer sous une tonne de reproches.

2/ Ou tu peux regarder où tu te trouves exactement de la manière la plus objective possible et voir quelles actions tu peux mettre en place à partir de cette situation.

Donc déjà, je t’invite à développer ta conscience de ce qu’il se passe pour toi dans ton quotidien:

– Quelles sont les situations qui vont te conduire à manger de manière émotionnelle? Qu’est-ce que ces situations te font ressentir?

– Qu’est-ce que ces situations te disent sur les limites de ton système pour prendre soin de toi?

Je t’invite à porter attention au système qui est en place (ou pas) pour prendre soin de toi dans ces conditions particulières:

– Es-tu au clair avec ce que tu ressens par rapport à la situation? 

– As-tu un espace pour exprimer librement ces émotions?

– Qu’en est-il de tes besoins physiques? Prends-tu soin de tes besoins de repos, de déconnexion, de détente, de mouvement? 

Cette situation actuelle, contre laquelle tu ne peux rien, représente une occasion d’observer et d’améliorer ce que tu mets en place pour prendre soin de toi au quotidien.

C’est une crise, il y a une forte pression. Mais cette situation va durer un petit peu. Alors utilise cette pression pour améliorer la résistance de ton système.

 

Quelles actions peux-tu aujourd’hui mettre en place pour t’occuper de toi?