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Prendre soin de moi, quand j’étais plus jeune (oui, j’ai atteint cet âge où je peux dire ça…😌). 
Donc plus jeune, ça voulait dire pour moi, prendre soin de mon apparence.Vêtements, coiffure, maquillage, contrôle de mon poids…….
J’y apportais beaucoup d’attention (toute mon attention?)

Puis plus tard, j’ai découvert l’existence des produits chimiques dans les cosmétiques et la nourriture, donc prendre soin de moi, ça a d’abord été de ne plus me maquiller, puis de manger bio.
Puis de ne plus porter de talons.
Puis de ne plus porter de soutien-gorge….

Puis, de choisir un accompagnement respectueux pour mes grossesses et la naissance de mes enfants, puis de rester à la maison avec eux. Et de nourrir mon ambition en créant mon entreprise. 

Aujourd’hui, c’est:

  • respecter mon sommeil
  • passer du temps de qualité avec mes enfants
  • marcher dans l’herbe pieds nus
  • dire « non » ou « je veux », m’affirmer, oser dire
  • voir des amis
  • faire du sport ou me reposer


……… 

En clair, c’est respecter mes besoins.. Au présent. 

Plus le temps passe et plus j’ai l’impression de me dépouiller de faux besoins extérieurs à moi.

Prendre soin de moi devient de plus en plus écouter ce qui vibre à l’intérieur, de moments en moments.
Mais c’est quelque chose que j’ai appris, que j’ai découvert (et souvent en passant par de la négligence absolue de moi). 

C’est comme-ci j’avais fait le chemin de l’extérieur vers l’intérieur. Je me suis progressivement détournée des injonctions de la société, de ma famille, les “il faut faire/ il faut être comme ceci”, pour écouter ce qui sonnait juste pour moi. Je sais que dans nos quotidiens de femmes/mamans, il y a peu de place pour ça.

Quand on est une femme aujourd’hui, on a souvent peu de temps pour soi. Et le peu de temps qu’il nous reste est souvent alloué à nourrir des faux désirs. A répondre aux attentes des autres.Et donc, ce n’est pas très nourrissant.Et un jour, on se retrouve à se demander quel est le sens de tout çaparce qu’on ne se reconnaît pas.
Parce que ça n’a le goût de ce qu’on veut vivre.
Parce qu’on s’est oublié dans l’histoire au final. 

Donc pour moi, prendre soin de soi, réellementc’est se reconnecter à ce qui est vivant en nous.

Bien sûr, ça peut être nourrissant un temps de s’occuper de son apparence, mais rester dans le paraître, dans ce qu’on a envie de renvoyer aux autres, c’est s’assurer la déception et le goût amer des regrets.Parce que ce qui fait que nous sommes nous, uniques, n’a rien à voir avec ce qu’on attend qu’on soit.Injonctions de bien-être, de bien manger, de répondre aux standards de beauté…..d’être une mère comme ci, une femme comme ça….


On peut réellement se perdre dans tout ça. Je l’ai fait pendant longtemps.Enfant, adolescente, et même les premières années de ma fille. A trop vouloir bien faire, j’ai juste nié mes besoins ; Et on n’en sort jamais gagnante. 

Donc aujourd’hui, j’essaie au quotidien d’ajuster mes besoins, ceux des personnes proches, mes contraintes (car il y en a toujours) pour ne jamais plus oublier de m’écouter.Et pour ça, je me crée des espaces que j’interroge régulièrement, pour m’entraîner à me remettre au centre. Au centre de ma vie.

Car je dois être ma priorité.

Celle sur qui je peux compter.

Celle qui me soutient. 

Bien sûr c’est difficile, c’est pour ça que je parle d’entraînement.
Parce que des fois ça ne fonctionne pas, mes anciens mécanismes prennent le dessus. Parce que j’ai été éduquée à nier mes besoins, à faire passer les autres avant.


Mais chaque fois que j’observe ça, j’apprends, et je réajuste en conséquences. Je sais qu’en dernier recours, c’est moi qui ait la responsabilité de mes besoins, et de les faire respecter.Je pourrai blâmer la société, les siècles de patriarcat mais j’en serai toujours à nier ma propre responsabilité.C’est à moi de poser mes limites.


De demander de l’aide.

De ne pas accepter de faire ce qui ne me convient pas. Encore faut-il que je me sois demandé, en toute honnêteté, ce qui était ok pour moi, et ce qui ne l’était pas. Que je me sois sondée pour voir ce que je voulais vraiment, et ce qui relevait des attentes des autres. 


  Alors aujourd’hui, je veux juste te demander: Qu’est-ce que tu tolères dans ta vie et avec quoi tu n’es plus du tout OK?A quel endroit tu te sens en perte de contrôle parce que tu ne mets pas tes limites? 

Qu’est-ce qui t’empêches réellement de prendre soin de toi aujourd’hui?

Aujourd’hui moi je me rends compte que je négocie encore avec mes besoins. Que je n’ose pas dire ou faire ce qui me permettrait d’être encore mieux.

Par exemple:
* je tolère que mon entreprise envahisse encore trop ma vie privée
* je tolère de ne pas toujours être présente à 100% pendant mes moments avec les enfants
* je tolère de passer trop de temps sur les réseaux sociaux
* je tolère de ne pas m’accorder assez de temps libre

En clair je tolère le flou, je ne pose pas de vrais choix.
Si ma réalité extérieure ne me convient pas, et que je laisse durer, c’est que je ne pose pas de vrais choix à l’intérieur de moi. Donc, c’est que je me néglige, consciemment ou pas.
Et souvent, c’est notre mode par défaut en tant que femme.

Donc se poser toutes les questions que je t’ai posé plus haut, ce n’est pas du développement personnel, c’est juste s’accorder le respect qu’on mérite réellement, en tant qu’être humain, ayant des besoins uniques et non négociables.

Alors, à quels endroits tu prends soin des apparences plutôt que de toi?

Déborah.

Pour aller plus loin, tu peux voir les ateliers à venir en cliquant sur l’image: