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J’ai grandi avec l’idée qu’il fallait FAIRE, beaucoup et parfaitement.
Qu’il ne fallait pas être une faible femme: demander de l’aide, se reposer…..TOUSSA quoi…

Du coup, j’ai très vite adopté le mode guerrière dans ma vie: si je faisais, je devais faire mieux que les autres, et seule bien sûr.
J’ai longtemps cru que notre valeur dépendait de ce qu’on accomplissait, et que se reposer, ne rien faire, c’était absurde. Eh oui, qui allait réussir ma vie pendant que je me reposais?

Donc j’ai fait. Beaucoup.
Et j’ai souvent refusé l’aide d’autrui.

Je me suis vue aller par monts et par vaux (oui cette expression existe toujours 😉 avec mes enfants, quel que soit leur âge, quelle que soit la difficulté logistique, en prenant bien soin de systématiquement refuser toute aide extérieure.

Je me suis vue vouloir créer mon entreprise et en même temps choisir de m’occuper à temps plein de mes enfants, et m’ astreindre à travailler, quitte à négliger mon sommeil et mes besoins de base….

Je me suis vue passer mon permis moto, et persévérer, encore et toujours, malgré les chutes, parce que, non je n’abandonnerai pas.

ça a eu du bon.
J’ai réalisé des choses dont je suis très fière.
ça m’a permis de transcender une réalité qui paraissait courue d’avance…

Mais à quel prix?
J’ai sacrifié du temps.
De l’énergie.
De mon bien-être.

J’avais des choses à prouver.
Une valeur à mériter.

Et aujourd’hui, j’ai pris conscience de ce mode de fonctionnement dont je ne veux plus.
Parce que j’ai trop longtemps négligé de m’écouter.
J’ai trop longtemps négligé de prendre soin de moi.
A tel point que je dois chaque jour réapprendre à le faire.
Car ça ne va pas de soi pour moi.

Il n’y a que dans l’écoute de moi que j’arriverai à concilier ce que je veux vraiment, ce dont j’ai besoin et les moyens efficaces pour arriver à ces résultats.

C’est pour ça que j’ai fait le choix d’être accompagnée dorénavant.
Pour m’offrir des moments d’écoute, de prise de recul, d’ajustement.
Tout ce que je n’ai jamais connu dans mon mode FAIRE FAIRE FAIRE.

J’ai toujours cru que quand on demandait de l’aide, c’est qu’on était pas capable. Et que c’était mal de ne pas réussir. DE ne pas s’en sortir. De ne pas avancer. SEULE.
Alors que la vraie réalité, c’est que dans n’importe quel domaine de notre vie on a besoin d’être accompagné.

J’ai besoin de mes amis, de mes enfants, de mon conjoint, de mes parents, des personnes que je trouve inspirantes…..
Donc s’en sortir seule, c’est une illusion. Qui coûte.

Aujourd’hui, j’ai décidé que quand j’aurai besoin d’aide, j’en demanderai, et que j’étudierai franchement la proposition d’aide de quelqu’un au lieu de la rejeter en mode automatique.

Être accompagnée, c’est juste essayer de rendre son voyage plus confortable. ça n’enlève rien au mérite qu’on a, ou pas.
D’ailleurs, je pensais que s’en sortir seule, lutter contre les difficultés, c’était avoir du mérite. Comme si j’allais avoir une médaille à l’arrivée….

Mais tout le monde s’en tape du fait que je galère ou pas.
Au pire, on va me plaindre ou même me dire que j’ai du courage. Et quoi?
C’est pas ça qui va améliorer ma qualité de vie. 

Alors aujourd’hui, j’ai choisi d’arrêter de galérer et d’accepter les mains tendues, que ce soit gratuit ou payant.
Parce qu’il y a des personnes qui vont vraiment m’aider à avancer de manière à ce que le chemin que j’ai envie de suivre soit aussi fun que les objectifs que je me fixe.

Je sais que demain ne sera pas meilleur qu’aujourd’hui. 
Que demain ça n’ira pas mieux.
Parce que si je me dis ça, je me résigne à m’asseoir sur mes besoins aujourd’hui pour un hypothétique mieux demain.
Et ce que je veux, c’est mieux tout de suite.
Et mieux pour moi, c’est juste d’arrêter de foncer en mode guerrière.
De me poser. D’écouter. Et de me faire accompagner.

C’est grâce à ces espaces d’écoute que je me suis créé, que je créé des accompagnements sur mesure.  
Qui parlent de tout ça et de bien plus encore.
De nos difficultés de femmes, mères, à prendre soin de nous. A nous écouter.
De nos difficultés à dépasser nos résistances pour aller réellement vers ce qu’on veut.
De la difficulté même de savoir ce qu’on veut réellement. 

Tu peux en savoir plus en cliquant sur l’image: 

Alors, est-ce que tu es prête à prendre soin de toi, de manière radicale et sans compromis vis à vis de toi?

Déborah.