Je sais d’expérience qu’il n’est pas facile d’avoir un corps qu’on n’aime pas…Et que ce désamour peut très vite nous entraîner dans la spirale du contrôle (via les régimes, le sport…).
On espère réussir à modeler notre corps à coup de privations, restrictions (tortures?); et bien souvent, le résultat n’arrive pas…et nous nous retrouvons enfermées dans la spirale des régimes et de l’insatisfaction de soi.
Voilà pourquoi il est essentiel de travailler à s’accepter. 

Accepter son corps, ce n’est pas se résigner, et se contenter d’une version « bêta » de nous même.
On pense que si on s’accepte, on ne changera jamais.
Pourtant vous savez très bien que les critiques et les jugements ne vous font pas changer, et vous enferment plutôt dans des comportements automatiques.

Pour pouvoir changer, vous avez besoin de vous soutenir, de développer une voix bienveillante qui vous soutiendra quoiqu’il arrive, et qui travaillera quotidiennement à vous faire avancer sur le chemin de l’acceptation.

A faire au mieux avec le corps que vous avez aujourd’hui
A prendre soin de vous et à vous donner le meilleur, même avec un corps qui vous déplaît.
A apprendre à apprécier qui vous êtes; car après tout, vous n’êtes pas qu’un corps, et votre corps, peu importe son apparence, est fort et compétent.

Bien sûr, les images de femmes parfaites que nous voyons à longueur de journée nous poussent à nous faire une certaine idée de ce que devrait être « le corps idéal ». 

Depuis que nous sommes petit(e)s on a appris que beau = parfait. Non seulement mince, mais parfait.
Toutes les caractéristiques du vivant, qui nous prouvent que notre corps est un organisme vivant qui évolue, qui se transforme, sont considérés comme des défauts: cellulite, rides etc…
Alors bien sûr, comme nos yeux ne sont pas habitués à ces propriétés des corps (comme à la vision des poils), puisque les photos sont retouchées et que nous nous cachons religieusement pour ne pas dévoiler nos corps honteux, dès qu’on voit ses « défauts », ça nous pique les yeux. 
Notre cerveau nous envoi le message « ERREUR », puisque pas habitué à voir ce genre d’images.
Pourtant, c’est lorsque nous voyons des corps photoshopés sans défaut que nous devrions tiquer. 

Que nous devrions nous dire que cela ne ressemble pas du tout à la réalité que nous vivons dans nos corps. A la réalité que nous voyons autour de nous. 
Que ça ne ressemble pas à nos amies, nos mères, nos connaissances.
C’est pour cette raison en partie que je tiens à poster régulièrement ici des photos de corps normaux. 
Pour qu’on se rappelle que la diversité est normale.
Pour qu’on se rappelle que les traces sur nos corps sont normales.
Pour qu’on se rappelle qu’un corps normal, c’est simplement un corps.

Quelle est votre relation avec votre corps aujourd’hui?

➡️Quels sont les pensées/mots récurrents qui vous viennent quand vous regardez/pensez votre corps?
➡️Ecoutez-vous vos besoins de manière générale (sommeil, affection, nourritures….)?
➡️Prenez-vous soin de votre corps? De quelles façons?


Qu’est-ce que ce désir de vouloir contrôler votre corps vous coûte/vous a coûté?
Voici quelques exemples:
– la santé mentale et le bonheur
– un comportement normal vis à vis de la nourriture (compulsions, hyperphagie)
– votre confiance en vous
– vos relations aux autres
– le bien-être, la sérénité
– le plaisir de manger et de vivre (de bouger, de danser)
– le lâcher-prise, la simplicité
– l’intimité

Alors aujourd’hui, comment faire pour avancer sur ce chemin de l’acceptation?


Je dis chemin parce qu’il n’existe pas de formule magique qui vous transformera du jour au lendemain en une personne qui s’aime ou qui s’accepte.
S’accepter est un processus qui prend du temps, et qui varie. On peut s’aimer le matin, s’accepter le midi et se détester le soir.
Notre image de nous varie et c’est normal!

L’acceptation, c’est une intention renouvelée chaque jour, de bien se traiter. De prendre soin de soi. De se prendre telle qu’on est et d’avancer. Et peut-être, d’apprécier de plus en plus des parties de nous-mêmes.

Au quotidien, ça se présente comme ça:
– faire du yoga, ou le sport qu’on aime
– faire une sieste
– porter des vêtements qui nous vont et qui nous plaisent
– aller danser
– ne pas croire les critiques et jugements qui vont automatiquement surgir de notre esprit
– pour une fois, ne pas nous comparer

Comme indiqué dans le titre, s’accepter, ce n’est pas arriver quelque part.

Les 6 étapes pour sortir du cycle restriction-compulsion et faire ​la paix avec votre corps!

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A un endroit où on serait magnifique, superbe, intouchable.
C’est plutôt avancer vers un peu plus de bienveillance pour nous, comme un phare dans la nuit pour nous guider. Avancer chaque jour, un pas à la fois. Un compliment à la fois. Une action à la fois.

Pour aller plus loin voir Mes 5 conseils pour faire la paix avec son corps

A très bientôt,

Déborah.

– Mon corps a besoin de ses kilos en plus –

Ce corps que j’ai privé des années durant,

Ce corps que j’ai insulté, dénigré,

Privé de manger.

Privé de repos lorsque je devais faire du sport.

Lorsque je devais m’exercer à changer, à devenir quelqu’un d’autre.

Ce corps qui a connu la famine,

le dégoût, le trop plein, la haine même…

Ce corps qui parfois n’est même plus un corps

Mais juste un poids.

Ce corps que j’ai ignoré, pris pour cible.

Il a aujourd’hui besoin de ses réserves.

Il se sent en sécurité avec ses kilos en « plus ».

Au cas où…

Au cas où la famine reviendrait, la faim terrible,

l’interdiction de plaisir, la frustration, l’absence d’énergie…

Bien sûr qu’il a du mal à me croire lorsque je lui dis qu’on va faire la paix.

Il sait quel dragon je peux être!

Il connaît mon intolérance, ma rigidité, ma férocité.

Mon acharnement.

Il a raison.

Et il me faudra faire preuve de douceur, de persévérance, de tendresse pour qu’il accepte de me refaire confiance.

Il faudra rétablir la connexion, rebâtir la relation.

Grâce à des rendez-vous réguliers, une écoute empathique et bienveillante, un respect sans cesse renouvelé.

Il faudra que je l’accepte tel qu’il est aujourd’hui.

Que je lui tende la main, que je le prenne dans mes bras.

Il faudra que je lui donne tout l’amour qu’on ne m’a pas donné, tout l’amour que je me suis refusé.

TOUT l’amour auquel j’ai droit.