Essayer de manger sans culpabiliser, quand ça fait des années qu’on mange comme ça, ressemble juste au parcours du combattant …..Parce que, même avec la meilleure volonté du monde, la plupart du temps, la culpabilité pointe le bout de son nez, avec son lot d’émotions annexes désagréables. Et quand on vient de s’engouffrer la moitié du frigo, c’est encore pire.

Alors comment gérer ça?

Dans cet article, je vais vous partager un processus concret, étapes par étapes, pour gérer cette culpabilité.  Peut-être qu’au lieu d’essayer de s’en débarrasser il peut être judicieux d’apprendre à l’accueillir et à écouter ce qu’elle a à nous dire (oui, oui la culpabilité nous parle ;)).

Voici comment. 

Après une crise: mais, bordel, où est le bouton RESET?

On voudrait avoir un mode RESET.  On voudrait pouvoir tout effacer, et revenir en arrière, juste ce qu’il faut pour ne pas plonger une nouvelle fois dans un craquage. Mais une fois que c’est fait, trop tard.

Je pourrai vous dire de ne pas culpabiliser, d’être bienveillante avec vous-même….d’ailleurs je l’ai dit pendant longtemps (et il va peut-être encore m’arriver de le dire).
Mais, essayer de ne pas culpabiliser ou d’être bienveillante SANS RÉUSSIR, ça rajoute juste plus de pression à une pression qui est déjà là.

OUI, après une crise il faudrait:

  • ne pas se juger
  • se montrer douce avec soi-même
  • ne pas culpabiliser

Mais, on n’a pas toujours les moyens de le faire (ça c’est très important à garder en tête). 

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Souvent on est juste assailli de:

  • Mais t’es vraiment trop c****, à chaque fois c’est la même chose!
  • Pour une fois dans ta vie, tu pouvais pas te contrôler!
  • Mais qu’est-ce qui t’as pris ma pauvre fille!?
  • T’as mal au ventre, bien fait pour toi!

Et comme on nous a dit qu’on ne devait pas culpabiliser et d’être bienveillante, on peut rajouter ça:

  • Mais arrête de culpabiliser!
  • Sois bienveillante! 

Du coup, on ne s’en sort pas et on s’enterre sous des couches et des couches d’injonctions et de jugements, et des émotions désagréables qui vont avec (colère, tristesse, honte, culpabilité…..).

Et souvent, tout ça est tellement mélangé, embrouillé, qu’on ne sait pas vraiment ce qui se passe en nous. 

Tout ce qu’on sait, c’est qu’on est mal. Tellement mal. Et on ne pense qu’à essayer de trouver ce foutu bouton RESET.

Bon, comme ce bouton n’existe pas (si, si, j’ai vraiment cherché partout), je vais vous dévoiler la technique qui me permet de gérer ces moments critiques où je suis au fond, du fond, du fond du trou.

Accueillir pour démêler ce qui se passe

Vous l’aurez compris, cette technique c’est d’accueillir ce qu’il y a là pour nous en ce moment. 

C’est à dire qu’au lieu de se barricader pour essayer de ne pas ressentir des émotions désagréables (ce qui ne fonctionne pas, bien au contraire) on va respirer un grand coup et ouvrir nos bras à ce qui est présent pour nous. ça va nous permettre de faire du tri :

– “ça c’est une pensée”, “ça une émotion”, “ça un jugement” (et si on n’y arrive pas tout de suite, avec un peu d’entraînement on va réussir à y voir plus clair).

ça n’a l’air de rien, mais c’est vachement utile de pouvoir faire du tri.

ça permet de démêler ce qu’il se passe pour nous pour de vrai (et de ne pas rester bloqué en mode fuite ou sidération, ou bloqué dans des pensées qui tournent en boucle).

ça permet aussi d’écouter ce qui est vivant en nous, ce qui est touché par cette situation. 

Ce que je vous invite donc à faire, lorsque vous serez submergée par un bloc de choses non identifiées, un bloc trop gros pour vous, qui vous submerge, c’est de vous mettre en mode observation avant tout.

  • Quelles sont vos VRAIES sensations physiques? Vos réelles sensations physiques. Comment ça se passe dans votre estomac? Pas comment vous “pensez” que vous vous sentez (“je me sens grosse”, “je sens que j’ai trop mangé”…. ). Souvent nos sensations physiques sont mélangées à des pensées ou des émotions ce qui amplifie nos réelles sensations physiques.
  • Quelles sont vos pensées? Est-ce que vous arrivez à identifier clairement différentes voix en vous? Par exemple, celle qui critique, agresse, qui vous tape dessus / et celle qui a honte, qui culpabilise, qui ne comprends pas, qui n’a pas les moyens. 

Pour vous aider, prenez 2 post-it et notez les pensées qui vous viennent, selon que ce sont des pensées critiques, jugeantes, qui expriment plutôt la colère ou des pensées d’impuissance mélangées à un sentiment d’incapacité, de honte.

Que vous dit exactement la voix qui agresse? Et celle qui a honte? Que ressentent chacune de ces 2 parts de vous? A quoi aspirent-elles?

Grâce à ces réponses, vous allez pouvoir reformuler ce qui se passe en vous en terme de ressentis et de besoins.

La dernière fois que j’ai fais cet exercice, j’ai entendu ceci:

  • Part jugeante: Non mais je ne comprend vraiment pas! Pourquoi tu agis comme ça! Je suis dépassée par ton comportement. 

J’ai donc reformulé (en ressentant ce qui se passait à l’intérieur de moi pour déterminé l’émotion) : tu te sens vraiment dépassée car tu as besoin de comprendre ce qu’il se passe.

  • Part qui a honte: Je ne sais pas quoi dire, je ne comprends pas non plus. Je n’ai juste pas pu faire autrement. J’aurai aimé agir autrement. Maintenant c’est trop tard. Je me sens si mal. J’aimerai vraiment avoir plus de contrôle sur la situation; pouvoir réellement choisir ce que je veux. 

J’ai reformulé ainsi (en ressentant ce qui se passait à l’intérieur de moi pour déterminé l’émotion): tu te sens vraiment triste parce que tu as besoin de pouvoir choisir ce qui te convient, et pas de te sentir comme sous l’emprise de quelque chose qui te dépasse.

Ensuite, je vous invite à laisser ces 2 parts de vous se rencontrer.

Pour ma part, ça m’a apporté un réel soulagement: la part qui critique s’est adouci en entendant que je n’avais tout simplement pas les moyens de faire autrement mais que j’aurai réellement aimé faire autrement pour nourrir mes valeurs; j’ai entendu la réelle tristesse que j’éprouvais face à cette situation et j’ai identifié que j’avais besoin de comprendre et de pouvoir poser de vrais choix à l’avenir, cohérents avec mes valeurs.

Voilà comment, pour cette fois, mes jugements se sont transformés en bienveillance.

Ce procédé vous aide à accueillir vos limites.

Il y a des fois où on a tout simplement pas les moyens. 

Ce que vos crises ont a vous apprendre

Considérer ses crises comme des erreurs (= sous entendu “évitables”), nous empêche de voir le message qu’elles viennent nous délivrer.
Je considère les craquages comme l’expression d’une limites.

Votre limite en tant que personne particulière, mais aussi votre limite en tant qu’être humain. 

NON, on ne peut pas se priver indéfiniment des aliments qu’on aime.

NON, on ne peut pas étouffer ses émotions au long cours en espérant qu’elles disparaissent.

NON, on ne peut pas nier ses besoins avec des couches de “il faut/je dois” et espérer s’en sortir….

En tant qu’être vivant, nous avons des limites. Vous avez des limites. J’ai des limites.

ET je voudrai qu’il en soit autrement. 

J’aimerai vous dire que l’alimentation intuitive est un long fleuve tranquille et que dès que vous allez commencer tous vos problèmes seront résolus; mais ce n’est tout simplement pas vrai.
Il n’y a pas de moment magique où vous serez arrivées (où???) et où tout sera facile.

Parfois ce sera plus facile oui; mais d’autres fois vous aurez juste l’impression de nager à contre-courant avec un seul bras, un boulet au pied qui vous tire au fond…

En tout cas c’est parfois comme ça pour moi… Même si je suis ce chemin depuis plusieurs années maintenant. Même si j’accompagne des femmes à en faire de même.

Parce que…. j’ai des limites aussi.

Et si je n’écoute pas assez mon corps/mon rythme, parce que je vis une période stressante/riche/mouvementée, je peux vite perdre mon équilibre.

MAIS le truc, c’est qu’aujourd’hui, je remonte plus vite à bord du navire.

Je m’accroche plus facilement à la barre et je sais où diriger mes efforts et mon énergie. Je veux aller Là où je prends soin de moi.
Et si parfois je me sens en déséquilibre, c’est qu’il y a des endroits en moi et dans ma vie qui demandent mon attention.

Non, je n’ai pas envie de jouer avec vous le jeu de “la coach” en alimentation intuitive qui mange parfaitement et à qui tout réussi # Mavien’estpasinstagrammable 😉

Car la vie, c’est parfois tumultueux, orageux.

Je n’ai pas trouvé un endroit où on n’a plus besoin de regarder ce qu’il se passe en nous, un endroit d’ailleurs où il n’y aurait en nous que des choses propres et bien lisibles (arcs en ciel et paillettes…).

J’ai simplement trouvé des outils qui m’aident à me déchiffrer plus simplement, à m’accueillir au lieu de me taper dessus.

J’ai ma bouée de sauvetage au cas où….

Et vous?

Si vous souhaitez tenter l’aventure avec moi, je vais réouvrir les portes de mon programme Ma Vie Savoureuse fin février où je vous partagerai tout ça, et bien plus encore = alimentation intuitive + développement personnel, le combo parfait pour reprendre le contrôle de sa vie 😉

Mais en attendant, je vous ai préparé un défi tout doux pour comprendre les raisons de vos craquages pour pouvoir ainsi les désamorcer plus facilement.

Cliquez sur l’image pour vous inscrire.

A tout de suite. 

Déborah.