Mon enfant ne mange pas légumes, ou pas assez. C’est une problématique récurrente pour les parents que je connais.

Y a t’il des moyens efficaces de modifier cette situation, sans entrer dans une guerre sans fin?

Dans cet article, je vous partage mes 5 conseils pour améliorer la situation.


1. Faire le point objectivement

Votre enfant mange t’il réellement si peu de légumes que vous le croyez?

C’est vrai, on peut vite avoir tendance à généraliser, à ne voir que ce qui confirmera notre opinion.

Je vous conseille d’observer sur une semaine ce que mange votre enfant. Vous pouvez prendre des notes si besoin. cela vous permettra de prendre conscience de ce qu’il mange réellement en terme de quantité, et de qualité d’aliments.


2. Misez sur vos forces

Oui on voudrait que notre enfant mange de TOUS les légumes; on voudrait pouvoir varier les menus… Mais force est de constater que votre enfant n’aime pas certains légumes, ni certaines textures.

Plutôt que de le forcer à manger (ce qui ne le fera pas aimer plus, bien au contraire!) , je vous invite à miser sur vos forces: c’est à dire, sur les aliments que votre enfant aime. Repérez les légumes, textures, saveurs qu’il aime et proposez-les lui régulièrement.

Par exemple, ma fille est dans une phase où elle commence à refuser les légumes (sous certaines formes). J’essaie donc de lui proposer sous d’autres formes , et surtout, sous les formes qu’elle aime: par exemple dans un wrap, ou alors en crudités, en tarte.

Attention, l’idée n’est pas ici de manipuler l’enfant (nous y reviendrons plus tard), mais bien de lui proposer les légumes, sans le cacher, sous une forme qu’il mangera plus facilement.

Nous avons tous des préférences et des dégoûts alimentaires non? Alors autant respecter ça chez nos enfants un maximum.


3. Proposez et variez

Non ce conseil ne va pas l’encontre du conseil précédent 😉 Proposez à vos enfants régulièrement les plats qu’ils aiment ne veut absolument pas dire ne jamais leur proposer ce qu’ils n’aiment pas!

Il se trouve qu’il faut à un enfant entre 15 et 20 expositions (minimum) à un aliment avant de le goûter. Donc, plus vous proposez, plus vous avez de « chances » que votre enfant goûte. Plus vous proposez, plus vous lui donner l’occasion de faire une nouvelle expérience avec cet aliment; plus cet aliment devient habituel. Attention, ce n’est pas une science exacte! Ne vous mettez pas à comptez le nombres d’expositions à cet aliment en attendant qu’il le goûte!

Si vous ne proposez à votre enfant que ce qu’il aime, cela va renforcer le rétrécissement de son paysage alimentaire:

Il ne mange que 2 légumes = on ne lui propose que ces 2 légumes = il ne mange que 2 légumes….

Bien sûr, vous allez proposer maintes fois, et vous ferez face à des refus encore et encore. Et puis un jour, peut-être que votre enfant aura envie de goûter.

Proposer de goûter, n’est pas forcer. Si vous forcez votre enfant à goûter, il y aura une contrainte, il y aura des attentes, et cela va dénaturer la relation de votre enfant à cet aliment.

La contrainte n’a jamais conduit quiconque à aimer un aliment. Imaginez qu’on vous force à manger (même goûter) quelque chose. Même si c’est bon au goût, la contrainte est toujours désagréable, pour n’importe qui. Permettez à votre enfant de goûter ou de refuser de goûter.

Je vous propose également de varier les aliments et aussi leur présentation, leur forme (purée, salades, chaud/froid….). Encore une fois dans un but d’exposer vos enfants à des aliments nouveaux, qu’ils seront susceptibles de goûter. Et puis, nous avons besoin de nouveauté, de découvrir de nouvelles saveurs.


4. Privilégiez votre relation

Si vous êtes actuellement dans un rapport de force avec votre enfant pour qu’il mange des légumes, vous savez que cela ternit votre relation. vous êtes dans la lutte, le combat et vos efforts n’ont finalement que peu d’effets.

J’imagine que ce qui compte pour vous c’est la santé de votre enfant, mais aussi la relation que vous avez avec lui.

Mettre du contrôle, de la contrainte, détériore toujours la relation.

Je vous propose donc de vous focaliser sur cette relation, plutôt que sur ce que mange, ou ne mange pas, votre enfant.

Est-ce que le plus important pour vous c’est la qualité de votre relation, ou qu’il mange certains légumes?

Forcer votre enfant à manger certains aliments qu’ils n’aiment pas, ne servira à rien d’autre qu’à dénaturer sa relation à la nourriture et à distendre votre relation.

Qu’est-ce qui compte le plus pour vous?


5. Lâchez prise

Votre enfant ne mange pas assez de légumes à votre goût. Peut-être qu’il n’en mange pas du tout. Mais sachez bien que vous n’avez aucun pouvoir sur ça. Vous n’allez tout de même pas lui mettre les légumes dans la bouche? Le forcer à manger des aliments qu’il n’aime pas à chaque repas?

Que pourriez-vous mettre en place pour vous rassurer?

Je vous invite à observer votre enfant. Vous semble t’il en bonne santé? Est-il vif, énergique?

Je sais qu’on nous encourage à manger « 5 fruits et légumes par jour » pour être en bonne santé. Mais d’une part, il y a d’autres aliments qui sont bénéfiques à notre santé (fruits secs, oléagineux, aliments de qualité +++).

Et d’autre part, la santé ne passe pas QUE par l’alimentation. On n’en entend pas parler mais avoir un sommeil réparateur, bouger, être en contact avec la nature, pouvoir exprimer ses émotions, rire… sont des facteurs essentiels à la santé également.

Que fais votre enfant de ses journées à part « ne pas manger de légumes »?

Je voulais terminer cet article en vous invitant à vous demander pourquoi vous vouliez que votre enfant mange ou mange plus de légumes. Vous êtes sans doute même prêtes à essayer de cacher des légumes dans son alimentation pour qu’il en mange.

Je ne suis pas d’accord avec cette pratique car c’est de la manipulation et ça n’aidera jamais votre enfant à aimer les légumes: il ne sait pas qu’il en mange et en plus il ne choisit pas de lui-même d’en manger.

Croyez-vous que les légumes sont essentiels à la santé?

Et vous, mangez-vous des légumes? Avec plaisir?

Connaissez-vous des adultes/enfants qui ne mangent pas de légumes et qui vont bien? Que mangent-ils d’autre à la place?

Que pourriez-vous mettre en place dans l’environnement de votre enfant pour favoriser le fait qu’il mange des légumes, mais surtout, lui permettre de maintenir une bonne santé?

Je vous invite à venir en discuter sur le groupe fb, pour échanger avec des personnes qui rencontrent les mêmes questionnements que vous concernant l’alimentation de leurs enfants.

A bientôt,

Déborah.